UNE MORT TRÈS DOUCE
La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. » On me met dans une boîte « , disait-elle à la sur. » Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi et ce n’est plus moi. Des hommes emportent la boîte ! » Elle se débattait : » Ne les laisse pas m’emporter ! » Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front : » Je te promets. Il ne te mettront pas dans la boîte. » Elle a réclamé un supplément d’Equanil. Sauvée enfin de ses visions, maman l’a interrogée : » Mais qu’est-ce que ça veut dire, cette boîte, ces hommes ? – Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t’emportent sur un brancard. » Maman s’est endormie. » Peut-être Simone de Beauvoir a-t-elle donné d’elle-même, dans ces cent soixante petites pages, sinon le meilleur d’elle-même, au moins le plus secret. » (Pierre-Henri Simon, de l’Académie française, Le Monde.) » Simone de Beauvoir, dont nous connaissons la sincérité et le courage, nous révèle une sensibilité et une tendresse bouleversantes. » (Emile Pradel, l’Ecole libératrice.)
- BROCHÉ : 128 pages
- Éditeur : Gallimard
- Date de parution : 1965
- Collection : Folio
- ISBN : 2070361373
- EAN : 9782070361373
- Auteurs : Simone de Beauvoir
- Prix éditeur : 6.10€
- Dimension : 11 x 17.5 x 0.8 cm
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| Attributs | Valeur |
|---|---|
| Poids | 84 g |
| Dimensions | 11 × 0,8 × 17,5 cm |
| Auteur | |
| Format |
BROCHÉ |
| Etat | |
| ISBN |
2070361373 |
| Condition |





